Récit de la course : Sparnatrail 2001, par electron

L'auteur La course
Kikoureur : electron
Si vous appréciez ce récit : faites le savoir !
Laissez un commentaire ici (il apparaitra en dessous du CR)
Envoyez un message à l'auteur (electron)
Papotez avec l'auteur, il a ses habitudes sur les communautés : Zoo, UFO, Irinautes, Le forum de Bruno Heubi
electron
Course : Sparnatrail
Date : 4/11/2001
Lieu : Epernay (Marne)
Autres récits : il y a 14 autre(s) récit(s) de cette course dans la base.
Ce récit a été lu par 1114 visiteur(s) !
Distance : 50 kms
Objectifs : Pas d'objectif
Sparnatrail 2001
Bip Bip Bip - - - Bip Bip Bip !

Réveil 6h00… Notre hébergement est situé à une trentaine de minutes d'Epernay, et avec le petit déj, on a prévu d'y être pour 7h00 (j'aime bien être en avance et laisser la pression monter tout doucement…)

Petit déj léger – café, gâteau de riz, conneries… Je n'ai pas très faim en fait !

Et zou ! en route pour le départ.

Le rendez vous était fixé à 7h00 précise dans le gymnase, afin de récupérer les dossards soigneusement conservés par Papy jusqu'au dernier moment !

7h00 : Personne à l’exception de Lapouneur et de moi-même

7h15 : toujours personne

7h20 : arrivée de philippe Lagache qui nous dit que l'papy va bientôt arriver

7h30 arrivée de Papy (c’est bien) mais surtout des dossards (c’est encore mieux)

Préparation, changement, pommade, poche à eau…. Vu la température et malgrès les dires des organisateurs sur la douceur de la journée qui nous attends, j’ai décidé de partir en collant long, dry fit long + débardeur du club du Centre du monde, sac DK 5L avec 2L de maximm neutre 2gels et 2barres de céréales. D’habitude j’emporte plein de trucs que je porte mais que je n’utilise pas… alors aujourd’hui, à part la boisson je vais voyager léger.

8h00 rassemblement devant le gymnase et départ

A partir de là, j’ai pas tout compris… Bien sur l’AAB auquel nous avons participé la veille a lourdement perturbé notre avant course, mais c’est la première fois que j’arrive à accrocher la sauterelle sur un trail…

Le plus impressionnant a été le moment où, toujours en tête, j’ai aperçu la banderole … j’accélère, tout content d’être en tête, et à ce moment je vois surgir le Lapouneur et L'toutou qui veulent me gratter ma première place :-(((((( accélération nous avons lâché largement la sauterelle…

Passage de la ligne les bras levés sans le moindre applaudissement de la part du public ( ?) je me retourne et… oh ! déception… c’est Départ qui est marqué sur la banderole… pas Arrivée :-(((((

C’était juste une liaison avant la course pour rejoindre le vrai départ…….

C’est pas grave, une fois ma déception consommée, je vais leur refaire le même coup pour le deuxième départ…

Départ tranquille avec le Lapouneur sur les bords de la marne, on tournicotte un petit peu, aller-retour le long du canal nous permettant de voir et d’encourager nos camarades " salut l’mogway ", " alors l’aveugle, on fait du tricot "……

Dès le 3ème km, je sens un frottement dans ma chaussure… ce sera l'apparition de la première ampoule. Si elle débute maintenant, qu'est-ce que ca va donner à l'arrivée

Vers le 5ème km, arrivée au pied de la première côte et mise en application de ma technique spéciale trail… marcher en montée ! une fois au sommet et après avoir été encouragé par l’papy nous faisons un petit détour par le parc d’une abbaye, puis reprenons les chemins entre les vignes à la limite des bois… encore un peu de distance et on attaquera un (beaucoup trop) court passage comme je les aimes, petit sentier tout étroit, dans la foret et qui arrête pas de serpenter… le top du trail pour moi… mais ce ne sera que quelques centaines de mètres sur le 52 km de la course… dommage :-(

On continue tranquillement dans les allées au milieu des vignes , on se fait dépasser par le Blutch (qui cherche à se venger de la raclée qu’on lui a mis au Raid 28 ;-) puis nous nous faisons rattraper par le mogway que nous ne tenterons pas de suivre …



En effet, devant les résultats, disons le, décevants de l’Aveugle, il ne nous était pas possible de ridiculiser d’avantage la Belgique en les écrasant de notre centre-du-mondienne supériorité ;-)… Donc nous prenons avec le lapouneur la décision de laisser le mogway devant afin qu’il puisse remonter ultérieurement le moral de ses troupes ! ! ! mais pas plus de 15 à 20 mn d’avance… faut pas exagérer… on verra à l’arrivée !



Vers le 12ème km, une seconde ampoule fait jour sous ma seconde voûte plantaire… La première est bien… activée…

Tant pis, je décide de faire l'impasse sur ce point et de ne pas m'arrêter… Pendant tout le reste de la course, je vais me concentrer pour oublier cette gène qui devenant permanente n'en reste pas moins supportable

Les chemins de vignes vont s'enchaîner , jusqu’au premier ravitaillement (KM 15) où rejoint par le Ouistiti nous nous abreuvons et nous allégeons aussitôt !

Nous sommes sur les bords de la marne, il est presque 10h00 et on est dans le brouillard et l’humidité. Seul le passage près de l'abbaye vers le 7ème km nous a permis de sortir du brouillard et de voir le soleil, mais dès que nous somme redescendus, cela a été terminé L

Il fait froid ! et je suis content de ma tenue longue …

Le parcours n’a pas été très difficile jusqu’ici, surtout un enchaînement de grand chemins entre les vignes. J'espère que la seconde partie du tracé sera différente étant donné que nous attaquerons une boucle qui n'existait pas la dernière fois que j'ai fait cette course !

Nous repartons du ravito sans le Ouistiti qui décide de voir si les infirmiers de la crois rouge portent quelque chose sous leurs anoraks ( ?) et juste derrière le mogway qui ne comptait pas nous attendre !

Par chance pour lui et malchance pour nous, la traversée d’une ligne de chemin de fer nous obligera à nous arrêter ( quelle idée a eu ce train de passer juste à ce moment là) lui laissant prendre de très nombreuse minutes d’avance (au moins 2) …

Nous repartons dans les coteaux champenois, montée sur route, chemin faux plat, re-chemin… brouillard empêchant de profiter du théorique panorama, bref, un tracé un petit peu lassant, surtout que les forets ne sont qu’à quelques centaines de mètres :-(( et que depuis le début nous nous contentons de les longer…

Enfin un passage sur un chemin agréable en lisière de forêt, puis retour dans les montagnes russes sur les chemins au milieu des vignes…

Là, on change de vallée et on a quitté la vallée de la Marne… du coup, plus de Marne et le soleil qui commence à percer = moins de brume ! ! ! il était temps…

On continue doucement avec le retour en force du Ouistiti qui n’ayant rien pu voir sous les anoraks , a décidé de repartir…

Tous les trois nous arrivons au point où nos petites familles se sont regroupées ( Km 25), et à ma grande surprise, je vois le toutou arrêté :-(

Malgré ce qu’il avait dit la veille, je pensais qu’il aurait quand même été au bout… tant pis ! Mais le pire arrive quand le traître de faux frère de visqueuse larve de Lapouneur décide aussi d’arrêter sous le prétexte futile qu’il a un marathon (course de tafiotte) dans 3 semaines…

Moralité, nous repartons sans nous attarder avec le Ouistiti afin que le moral ras les basket des tristes lâcheurs ne vienne pas entacher notre motivation dans l’accomplissement de cette tâche qui est la notre d’aller au bout de ce Sparnatrail !

4 km plus loin nous apercevons l’Papy qui nous apprends que la Sauterelle aussi a abandonné sur problèmes de genoux… ( ah ces jeunes !) et du coup, devant notre mine dépitée il en profite pour faire une photo pendant que nous sommes encore en course, car à l’allure où ca va, il a peur de ne plus avoir personne à encourager sur le tracé du retour ;-)… c’était mal nous connaître !

Peu de temps après on attaque une nouvelle côte dans laquelle je marche alors que le Ouistiti continue à un rythme un peu plus rapide… je lui dit d’y aller, de toutes façons, je suis en train de prendre un premier coup de bambou derrière les oreilles suite à l’arrêt du traître cloporte purulent de lapouneur !

Je gère le coup de pompe tranquillement en marchant puis je repars tout doux. Je suis rejoint par O’Brady un autre membre de l’équipe du Blutch que nous avons explosé au raid 28 ;-) Nous resterons à proximité jusqu’au ravito

J’arrive comme cela au ravitaillement du 31 km tenue de haute main par notre ami vigneron qui m’offre au passage un p’tit verre de boisson énergétique locale pleine de bulles ! ! !

Dans l’état où je suis, je n’hésite pas un seul instant, je complète tout de même cela par un peu de gel et de l’eau claire, puis je repars pour les 21 derniers km… en oubliant O’brady …

La descente après le ravito est bien gérée puis après 5km, nouveau coup de barre… tant pis il faut le gérer.. celui là va durer 2ou 3 km jusqu’à ce que j’arrive à un grand carrefour où je retrouve quelques connaissance rencontrés chez les organisateurs la veille lors du retrait des dossards… pour me remonter le moral, ils commencent par m’offrir un p’tit coup de….. Bordeaux ( ca change du champagne) et surtout ils me disent qu’il ne reste que 12km….

12km, c’est donc gagné…

Il fallait que j’aille au bout pour conjurer les problèmes rencontrés cet été dans les trails… donc ca va être bon… obligatoirement…

Ca repart, toujours le même relief, chemins entre les vignes, usant, lassant, même si désormais on peu au moins profiter de certains paysages agréables…

Les huit KM suivants sont avalés tranquillou avec quelque passages en marchant afin de préserver un peu les cuisses qui commencent à tirer…

On retrouve le parcours de l’aller pour quelques centaines de mètres et j’en profite pour réceptionner un autre verre de champagne proposé par un des organisateurs avec qui j’ai couru au Verdon en 98 !

Il ne reste plus que 4 km…

Redémarrage au petit train, enchaînement de petites cotes et de descentes pas difficiles mais usantes en fin de parcours…, passage devant la cave de philippe lagache et soudain grosse alerte ! un début de contracture derrière la cuisse gauche ! ! ! je sens distinctement la boule dure et j’étire et masse la zone afin de pouvoir repartir !

Pffuuiiiii ! ! j’ai eu peur… les souvenirs des crampes de cet été reviennent mais là rien à voir… aujourd'hui ça a été ponctuel, flash et au bout de 49km alors que cet été les problèmes de mollets étaient du à un manque de km sur la période !

Je repars en courant doucement sur le plat et en descente et en marchant dans les montées afin de ne pas trop tirer sur le muscle …

J’arrive pour la seconde fois auprès de ma petite famille où le toutou (petit bras) et le lapouneur (future majorette) se permettent quelques remarques sur ma ligne (essayez de rentrer le ventre après 5h20 de course :-(

Papy m’accompagne 200m pour me relancer ( petits bras aussi l’papy… ) et les deux derniers km se feront sur la route sans grand intérêt, mais il faut bien rejoindre le gymnase…

Passage de la ligne en 5h34’38’’ une petite vingtaine de minutes derrière le mogway (politesse oblige !) et une grosse demi-heure devant l’aveugle qui la ramenait un peu moins que la veille à part les Oouuuuuffff, PPfffffff, Ppooouuuhhh ! ! ! et autres expression certainement originaire de sa contrée natale ;-)))

Trop light ravitaillement d'arrivée (dommage) et même pas une coupe de champagne à boire L

Passage sous la douche, puis chez les médecins pour faire soigner les deux grosses ampoules qui m’on littéralement explosé les deux voûtes plantaires

ET retour chez le papy pour un p’tit ravitaillement bien mérité…

En conclusion, j'ai trouvé le parcours terriblement lassant !

Certes par moment le fait de traverser de grands vignobles de Champagne est agréable, certes le panorama (lorqu'il n'est pas bloqué par le brouillard) présente quelques point de vues sympathiques, mais de là à ne courir QUE dans ces chemins larges où passent les tracteurs, je trouve que c'est dommage ! ! !

Les forets sont à quelques dizaines de mètres et nous n'en profitons pas…

Pour le reste, je me suis tenu à gérer la distance et les coups de pompes…

Le physique a tenu et à part les ampoules, il n'y a eu aucun dégâts

2 jours de courbatures (Lundi et Mardi) puis retour à la normale depuis mercredi…

Pas de course la semaine suivante (à cause des ampoules) mais finalement cela m'a permis de récupérer en profondeur…

Voilà… et un de plus au compteur

Commentaires

Le 05/10/08 à 12:36, commentaire de chtigrincheux
Je viens d'envoyer mon inscription pour cette année .... En espérant que le parcours à depuis était amélioré .C'est pénible de longer la foret sans emprunter ses chemins. On croise les doigts,merci de ton CR qui m'apporte beaucoup pour ma gestion de course.
Bisou sur ton béret ...........


Laissez un commentaire ici.
Note importante : l'auteur du récit a la possibilité de modérer lui-même les commentaires qui sont faits sur son récit (en supprimant les commentaires indésirables).
Haut de page - Aide - Wie zijn wij ? - Faire un don - 0.23 sec.