Récit de la course : Saintélyon 2005, par marathman

L'auteur La course
Kikoureur : marathman
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marathman
Course : Saintélyon
Date : 4/12/2005
Lieu : Saint Etienne (Loire)
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Distance : 68 kms
Matos :
Objectifs : Pas d'objectif
Saintélyon 2007,

5 semaines avant je franchissais la ligne d'arrivée des Templiers, en geulant haut et fort qu'il était hors de questions que je cours la Saintélyon car trop fatigué, trop usé, trop...

Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis!

Les dernières nuits précédants l'épreuve ont été difficiles, habitées de cauchemars en tous genres. Mes 2 dernières participations à la doyennes m'aidant habilement à la création d'un dramatico-catastrophique scénario.

Bref, le grand jour est arrivé est je suis malgré tout content d'être là. J'ai emmené avec moi trois collègues de travail avec qui je vais participer au prochain marathon des sables. La saintélyon est en quelque sorte notre bacalauréat, diplome obligatoire pour affronter le MDS. Ayant déjà couru les deux épreuves, j'estime que la Sainté est un plus au niveau du mental pour aborder l'épreuve suivante.

Le départ est donné et nous filons à bonne allure dans les rues du chaudron. Je croise Mathias et lui souhaite bonne course. Pour ma part je pars avec l'objectif majeur de finir, car une longue blessure m'a fortement pénalisé, et en objectif secondaire courir entre 7h et 7h30.

Arrivée au premier ravito, je sors en compagnie de Karine Herry. Cela me surprend, car j'ai pas l'impression d'aller vite, bien au contraire.Elle ne doit pas être dans un grand jour. Son temps final me le confirmera. A peine sortie de la zone du ravito, sur la route qui nous amène à un croisement, je suis pris d'une terrible collique, me forçant à immédiatement arrêter. Il été moins deux.

5 kilomètres plus loin, c'est de nouveau la cavalquade pour éviter la catastrophe. C'est pas ce que je pourrai appeler un bon départ. Je commence sérieusement à douter. Mais je repars me glissant dans un groupe. Une féminine est là, une certaine sandrine, je discute avec elle et me remet doucement dans une configuration course.

Arrivée à mi-course, lieu de mon abandon lors de ma dernière participation, je suis au poil, nickel. Le moral est au beau fixe et mentalement prêt pour aborder enfin cette deuxième partie de course. Il m'aura fallu de nombreux kilomètres avant de rentrer dans cette épreuve. La longue descente qui suit m'amène en compagnie d'un lyonnais à doubler et doubler de nombreux raideurs. L'allure sous son impulsion a augmenté, trop à mon goût. Je ralentie avant le ravito de soucieux en jarrez.

J'ai décidé de m'arrêter à chaque ravito car mon objectif est de travailler mon mental et d'aligner les kilomètres. Le dossard est secondaire.

Je me sens fort et très motivé.

Je rattrape les concurents qui trainent leurs souffrances et leurs douleurs en leurs glissant mes plus vives encouragements. je sais dans quel état ils peuvent se trouver.

Arrive le dernier gros morceau, la côte St Foy. Je la monte en marche dynamique et recommence à courir dès que la possibilité se présente. J'embraye sur la descente et me lance à corps perdu dans ce final. Trop peut-être car arrivé place Belcour le coup de bambou me prend tel un couperêt. Les 6 derniers kilomètres qui me restent à parcourir me semblent une éternité. Je vais courir et marcher pour boucler les derniers kilomètres.

En 7h13, je boucle ma deuxième Saintélyon, devancé par un de mes collègues et suivi des deux autres.

Le contrat est rempli pour nous quatres, et la nuit passée dans les monts du lyonnais nous laisseront des souvenirs à jamais gravés.

A une prochaine.

Fabien.

Commentaires

Le 03/12/07 à 21:12, commentaire de Khanardô
C'est bien de l'édition 2007 que tu nous parles, là ?
On s'est croisé aux Templiers 2007, pas vus à la Sainté 2007 , on va quand-même arriver un jour à se voir plus longuement j'espère !

A peluche.
Alain

Le 04/12/07 à 09:45, commentaire de marathman
Oui, c'est bien celle de cette année; 2007. Je ne sais pas pourquoi mon cr est classé en 2005!!


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